LES NEWS - Sud Ouest chez IGS
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Le Salon du livre de poche, qui démarre aujourd’hui à la librairie Chapitre, accueille le héros d’une série jeunesse, mise en page à L’Isle-d’Espagnac.
On parlera pas mal de lui à la librairie Chapitre aujourd’hui. Geronimo Stilton, connu des 8-10 ans, va faire une apparition en chair et en poils cette après-midi, à l’occasion d’une dédicace lors du premier Salon du livre de poche (lire ci-dessous). Le héros, plutôt anti-héros, est un rat reporter, directeur depuis vingt ans de « L’Écho du rongeur » et, surtout, auteur de best-sellers, dont l’un a recu le prix Souritzer. Excusez du peu.
« Geronimo Stilton est maladroit, peureux, toujours à la recherche du scoop, il a le chic pour se mettre dans des situations abracadabrantes. En littérature jeunesse, c’est mon héros préféré pour les 8-10 ans », apprécie Erika Bonneau, responsable du rayon jeunesse de la librairie du Champ-de-Mars. Et cerise sur le gâteau, la série jeunesse, prisée des jeunes par millions (une quarantaine de romans édités en France chez Albin Michel jeunesse, plus des hors-série) a la particularité d’être mise en page en Charente. C’est l’entreprise IGS, basée à L’Isle-d’Espagnac, qui coordonne ce travail depuis six ans.
Une série dont la typographie est originale, certains mots sont en couleurs quand d’autres adoptent un graphisme en rapport avec leur signification (des lettres bleu givré pour le mot glacier, par exemple).
Entre huit et dix « Geronimo Stilton » sortent des locaux d’IGS chaque année. « Nous remettons la version française en conformité avec la version originale italienne », explique Élisabeth Lasbugues, chargée de développement à IGS. Invitée par la librairie Chapitre, l’entreprise, spécialisée dans le pré-presse (le traitement de texte et la valorisation de l’image) en profitera pour expliquer aux enfants demain et après-demain comment on fabrique un livre. « C’est une première pour nous à Angoulême, puisqu’il s’agit du premier salon du livre de poche. Mais nous avons l’habitude de nous rendre à Paris pour le Salon du livre de demain ou “La nuit du livre” », explique Élisabeth Lasbugues.
De nombreux titres phares de l’édition française sont passés par l’entreprise spagnacienne, soit pour leur traitement de texte ou la réalisation de leur couverture. « Harry Potter », « Le petit prince » de Joann Sfar, tous les romans d’Amélie Nothomb, « Six milliards d’autres » de Yann Artus Bertrand, de nombreux catalogues de musées, beaux livres, jeunesse, bandes dessinées. « Nous travaillons essentiellement avec des éditeurs parisiens (70 % de notre activité). Nous avons un taxi qui fait deux fois par jour le trajet Paris-Angoulême. La Poste ne pouvait pas nous suffire », sourit la responsable.
Photograveur depuis bientôt cinquante ans (en 2010), IGS emploie ajourd’hui 80 salariés (dont plusieurs ingénieurs) et génère 5,5 millions de chiffre d’affaires (chiffres de 2008). En plus de son activité historique de clicherie (le packaging de luxe), IGS a pris résolument le tournant des nouvelles technologies. « Nous avons décidé de miser sur le créneau porteur de la gestion du patrimoine numérique. On a mis au point un logiciel (Mediacase) qui permet, via internet et un site web sécurisé, de stocker les fichiers d’éditeurs. Une façon de mutualiser leurs coûts », explique Cyril Béchemim. IGS sait faire aussi aujourd’hui des mises en ligne de page de catalogues.
Sa volonté de ne pas passer à côté du tout numérique va de pair avec son sens de la communication.
L’entreprise, soucieuse de son intégration locale, multiplie les partenariats. On la retrouvera donc prochainement sur la scène du théâtre ou encore aux côtés de la Cibdi (elle participe à « La lettre de la Cité » et son zoom hebdomadaire sur une planche BD).
Article tiré du Sud Ouest du 3/06/2009.LB
Par admin • 2/06/2009 • Catégorie: LES NEWS
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